Après les députés, les sénateurs ont adopté dans la nuit du 22 au 23 octobre 2010, le projet de loi qui recule l'âge de départ à la retraite à 62 ans et l'âge de la décote à 67 ans, à l'horizon 2018. Par 177 voix pour et 153 voix contre.
Le texte doit maintenant être définitivement voté par le Parlement, sans doute mercredi 27 octobre. En attendant, la contestation se poursuit, et les syndicats appellent à une nouvelle journée d'action le 28 octobre et le 6 novembre.

Depuis le début du conflit social, le taux moyen de grévistes révèle de fortes disparités entre le chiffres fournis par la direction et ceux des syndicats. Outre l'habituelle guerre des chiffres que se livrent les partenares sociaux, se cache surtout la différence entre le taux de grévistes parmi le personnel roulant et celui des "sédentaires".

Chez les "roulants", près de 50% en moyenne sont en grève depuis le début du mouvement social contre la réforme des retraites. Les "sédentaires", eux, atteignent à peine 10 % de grévistes.
D'où la différence entre ce que vivent quotidiennement les voyageurs (moins de trains sur les rails, quand ils ne sont pas annulés), et les chiffres annoncés par la SNCF.


Les prévisions de trafic sur le réseau SNCF pour le 25 octobre

Selon la direction, le trafic SNCF était en amélioration lundi matin, avec plus de huit TGV sur dix ainsi que deux TER sur trois et sept Transiliens sur dix.

Pour les Transiliens, 7 trains sur 10 devraient circuler aux heures de pointe. Pour les TER, le service sera en moyenne de 2 trains sur 3.

Pour les trains Corail de jour et de nuit (Lunéa), le trafic sera de 6 trains sur 10.
Le trafic devrait être normal sur Eurostar et Thalys.

 
Dépôts de bus bloqués à Toulouse

Les transports publics (et le ramassage des ordures) ont été perturbés lundi 25 octobre (sauf le métro automatique Val) à cause du blocage du dépôt de bus Langlade, au sud de Toulouse, depuis 5h du matin. Le blocage a finalement été levé peu avant 10h a indiqué la régie d'exploitation Tisseo.

Le second dépôt, celui d'Atlanta, au nord, n'avait pas été bloqué par les opposants à la réforme des retraites, et une partie du service de bus était donc assuré. Le retour complet à un trafic normal était prévu dans la journée.
Des blocages similaires ont eu lieu à plusieurs reprises ces dernières semaines, durant à chaque fois plusieurs heures, mais dans la plupart des cas les deux dépôts étaient touchés.


Carburant

La rotation de 5 000 camions-citernes, mobilisés pour alimenter les stations-service à court du carburant du fait du conflit sur les retraites, a été telle depuis quelques jours que les chauffeurs, poussés à la limite, ont dû se reposer dimanche 24 octobre.

Cette situation risquait d'entraîner lundi une nouvelle dégradation ponctuelle de la situation à la pompe, en raison du ralentissement de l'approvisionnement lié au "repos obligatoire des chauffeurs de camion-citerne", selon l'Union française des industries pétrolières (UFIP).
Un quart des stations-service françaises, surtout dans l'Ouest, ont connu des difficultés d'approvisionnement pendant le week-end des départs en vacances de la Toussaint.

Nathalie Arensonas