Ils étaient 22 000 cheminots selon les organisateurs, 10 000 selon la police à défiler à Paris jeudi 22 mai, pour réclamer une "autre réforme ferroviaire". A moins d’un mois du débat à l'Assemblée, quatre organisations syndicales - SNCF, CGT, Unsa et Sud-Rail et FO - maintiennent la pression sur le gouvernement pour réclamer une "vraie réunification" de la SNCF et de RFF. Ces organisations syndicales estiment, notamment, que les agents travaillent de façon "trop cloisonnée".

, qui sera présenté à l’Assemblée nationale les 17 et 18 juin 2014, prévoit que la SNCF et RFF restent deux groupes publics indépendants coiffés par une entité de tête. Les organisations syndicales estiment que cette réforme maintiendra, en l’état, l’éclatement du système, à l’origine, selon eux, de dysfonctionnements comme l’affaire des trains TER trop larges. Pour ces syndicats, il s'agit d'une erreur due à la séparation des activités gestion et exploitation actée en 1997 en vue de l’ouverture du marché ferroviaire à la concurrence.

Florence Guernalec (avec AFP)