Dans un contexte économique morose la nouvelle mérite d'être soulignée. Les effectifs des transports publics urbains continuent de progresser. C'est d'autant plus remarquable qu'il s'agit d'emplois pérennes (98,1% de contrats à durée indéterminée) et non délocalisables, souligne l'UTP dans un communiqué. Cette tendance à la hausse, entamée en 2004, ne fléchit pas. Tous les ans le nombre de salariés croît de 0,6 % à 2,4%. Et aujourd'hui, le secteur emploie près de 50 000 personnes en province, auxquelles il faut ajouter les 43 000 de la RATP.

Cette croissance continue des effectifs est due au développement de l'offre de transport : création de lignes, extension des réseaux et renforcement des fréquences, indique l'organisation professionnelle.

Plus de 98% de ces emplois sont à durée indéterminée et 95,2% en temps complet ce qui est bien au-delà de la moyenne nationale (92% de CDI et 74% de temps complet).

Autre fait marquant, le secteur consacre 3,9% de sa masse salariale à la formation continue ce qui représente plus du double des obligations légales (1,6%). A la RATP cet effort de formation est encore plus remarquable. La Régie y consacre en effet 7% de sa masse salariale.

Enfin, si elle reste encore relativement basse la féminisation du secteur se poursuit. Il emploie aujourd'hui 18,4% de femmes soit une progression de 4 points par rapport à 2004.

Robert Viennet

(1) Le bilan social de l'UTP est publié à partir d'une enquête menée auprès de 121 entreprises soumises à la Convention collective nationale des réseaux de transports publics urbains de voyageurs qui emploient près de 50 000 salariés (hors RATP et SNCF).