Le TGV du futur ressemblera-t-il aux Ouigo ? Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, a annoncé que le projet de TGV du futur avait changé lors de son audition devant la commission du développement durable à l’Assemblée nationale. Il n’est plus question d’un modèle haut de gamme à 30 ou 35 millions d’euros par train mais d’un "TGV qui, au siège passager, serait 30% moins cher". Dans le nouveau cahier des charges, Alstom, en charge des futurs TGV prévus en 2018, doit concevoir des voitures comportant davantage de places par rame qu’aujourd’hui, "sans diminuer le confort des voyageurs", a précisé Guillaume Pepy. Le président de la SNCF a évoqué la possibilité de supprimer le bar et de le remplacer par un système de chariot roulant. L’objectif ? Proposer des prix plus bas pour relancer le trafic voyageurs (-0,7% en 2013 et -0,6% au premier trimestre 2014).

Un modèle low cost ?

"Produire moins cher, et appliquer les méthodes industrielles au chemin de fer", telle est la nouvelle amibition affichée par Guillaume Pepy lors de la présentation des résultats financiers de la SNCF en février 2014. Face à la baisse de rentabilité des TGV depuis 2008, la SNCF avait déjà réagi avec le lancement de son offre low cost, Ouigo. La place dans les voitures a été optimisée pour accueillir 1 268 passagers, soit 20% de plus que dans un TGV classique. Un peu plus d’un an après son lancement, la SNCF a amélioré le taux de remplissage de ces rames (85% début 2014 contre 60% en 2013) et annonce l’ouverture de nouvelles lignes, notamment sur la façade atlantique. Cependant, l’opérateur reconnaît que les billets sont vendus moins chers que prévu. Du coup, l’équilibre financier ne sera pas atteint en 2014 comme prévu, mais en 2015.

Une politique des "petits prix" qui conduit à diminuer le panier moyen alors que les charges d’exploitation augmentent. Selon la SNCF, la hausse des tarifs de péages de sillons de 5,8% en 2013, représente une charge supplémentaire de 100 millions d’euros par an. Cette hausse sera d’environ 4% en 2014.