Au lendemain de l'adoption de l'amendement sur l'augmentation du prix de l'amende de stationnement de 11 à 20 euros par la Commission des finances de l'Assemblée nationale, l'association Transport intermodalité développement environnement (TDIE) juge que "ce débat est tronqué et insuffisant".

"Insuffisant parce que le débat doit porter sur l'adéquation entre le montant des PV de stationnement et les politiques de tarifs de stationnement mises en place par les maires, qui diffèrent fondamentalement d'une ville à l'autre du fait de leur taille, de la rareté des places de stationnement sur la voirie", lit-on dans un communiqué.

Pour le sénateur UMP des Alpes Maritimes Louis Nègre coprésident de TDIE, le montant du PV payé par l'automobiliste en infraction doit varier et être dissuasif, partout.


"Les élus doivent décider du montant des PV" 

Pour TDIE qui milite depuis longtemps pour que les municipalités aient la main sur le tarif des amendes, "le débat autour du prix du PV doit porter sur la politique du stationnement urbain dans son ensemble (...) Il est incohérent de demander aux élus de réglementer le stationnement, de l'organiser, de réaliser les investissements et dans les empêcher de fixer le montant des amendes en fonction de critères locaux"

Autre objectif visé par les défenseurs de la décentralisation et la dépénalisation du stationnement auquel s'associe la Fédération nationale du métier du stationnement (FNMS) : générer de nouvelles ressources pour financer les transports collectifs urbains. 


"Une augmentation prématurée" 


Cette question fait l'objet d'un groupe de travail interministériel présidé par Louis Nègre "qui a levé nombre  d'obstacles administratifs et juridiques : voilà pourquoi la proposition de l'Assemblée nationale est prématurée", écrit l'association qui demande aux parlementaires d'attendre les conclusions prochaines de ce groupe de travail, avant de voter la proposition de loi. 

Nathalie Arensonas