Déjà 80 millions d’euros envolés depuis le début de la grève mardi 10 juin au soir, a estimé le président de la SNCF, Guillaume Pepy le lundi 16 juin 2014. Ce chiffre comprend le manque à gagner des trains ne circulant pas et l'indemnisation exceptionnelle des voyageurs. Il ne prend pas en compte le dispositif « SNCF Assistance Exams » pour permettre, aux lycéens de passer le bac philo ce lundi 16 juin, une mobilisation qui pourrait être reconduite si le mouvement social ne prend pas fin rapidement.

Une mobilisation destiné aux étudiants

« SNCF Assistance Exams » s’adresse, en priorité, aux 700 00 étudiants et lycéens en pleine période d’examens. Ce dispositif comprend six mesures :
- des trains et bus Keolis garantis aux moments-clés ;
- un « numéro vert assistance exams » pour préparer son trajet ;
- 10 000 gilets rouges dans les gares et les trains pour orienter et assister les étudiants ;
- 150 000 autocollants pour donner la priorité aux étudiants dans les trains ;
- le covoiturage gratuit via 123envoiture.com (groupe SNCF) ;
- une information en temps réel via, notamment, les réseaux sociaux Twitter et Facebook

Après les négociations entre les syndicats de la SNCF et le secrétaire d’Etat aux transports, Frédéric Cuvillier la semaine dernière (lire notre article), la SNCF est doublement sur le devant de la scène puisque lundi 16 juin 2014, la direction a reçu, à leur demande, la CGT Cheminots et Sud Rail, les deux organisations syndicales qui ont appelé à la grève.

Des revendications sans rapport avec la réforme ferroviaire

La direction de la SNCF détaille, dans un communiqué, les revendications exprimées - augmentations salariales, temps de travail, embauches... Elle souligne « leur absence de relation avec le projet de loi sur la réforme ferroviaire ». C’est pourquoi « la direction de l’entreprise appelle de ses vœux l’arrêt de la grève en cours. Elle « a proposé aux quatre syndicats représentatifs de l’entreprise, d’engager un processus de dialogue social structuré et d’élaborer au plus vite, un agenda social entre partenaires sociaux, répondant aux attentes exprimées par le secrétaire d’Etat aux Transports ».

A la veille du début de l’examen du projet de loi de réforme ferroviaire, les cheminots en grève ont reconduit leur mouvement jusqu'à mardi 17 juin 2014. Même si le taux de participation est en recul à 14%, lundi 16 juin, contre 27,64% mercredi dernier, la grève génère des perturbations importantes car, le conflit est "concentré sur les conducteurs et les contrôleurs, a indiqué la direction de la SNCF qui précise que "86% des cheminots sont au travail aujourd'hui".