Auditionné devant la commission du Développement durable et de l'Aménagement du territoire de l'Assemblée nationale le 2 novembre 2010, le secrétaire d'Etat aux Transports a noté que l'objectif du gouvernement "reste la mise au point définitive du Snit d'ici la fin de l'année". Tout en reconnaissant que les délais seraient tendus.
D'ici là, Dominique Bussereau aura quitté le gouvernement puisqu'il a indiqué ne pas briguer de nouveau portefeuille lors du tout prochain remaniement.

Le texte prévu par le Grenelle de l'environnement, qui fait la part belle au rail et au transport fluvial, doit encore être approuvé par le Conseil économique, social et environnemental (CESE) puis discuté avec le public.
"L'idée, ensuite, serait qu'il y ait un débat sans vote au Parlement avant la fin 2010", après quoi le Snit sera publié dans sa version définitive, a précisé le secrétaire d'Etat.


Une version "plus robuste"
Par rapport à l'avant-projet publié en juillet 2010, "la version consolidée sera plus robuste", a souligné Dominique Bussereau.

Parmi les "ajouts importants", il cite les projets routiers déjà déclarés d'utilité publique (comme l'A45, de Lyon à Saint-Etienne), les autoroutes de la mer, les grandes gares ferroviaires et les plate-formes multimodales.
En revanche, "on n'a pas repêché de projets", parmi les liaisons autoroutières auxquelles l'Etat a renoncé, a-t-il indiqué à l'AFP.


170 milliards d'euros
Plusieurs axes du schéma directeur de 2003 sont donc définitivement enterrés, comme l'A24 (Amiens-Lille), l'A32 (le doublement de Toul-Nancy-Metz-Luxembourg, remplacé par un projet plus modeste), l'A51 (Grenoble-Gap) ou les grands contournements de Bordeaux, Nice et Toulouse.

Quant au coût annoncé, "environ 170 milliards d'euros pour les vingt à trente prochaines années", Dominique Bussereau l'a jugé "raisonnable". Il faudrait investir 6 milliards tous les ans "dont 4 milliards d'argent public", le reste venant notamment de partenariats public-privé (PPP), a-t-il conclu.

N. Arensonas (avec AFP)