A nouvelle municipalité, nouvelle politique de transport. Exit le projet de BHNS à 40-50 millions d’euros sur une des deux rives de l’Odet, l'axe de circulation stratégique pour accéder au coeur de la ville. "C’était un projet très contesté dont les Quimpérois ne voyaient pas les bénéfices et qui risquait d’isoler le centre-ville", explique André Guénégan, vice-président délégué aux Transports et à la mobilité de , la communauté d'agglomération.
 

Désireuse de "casser cette dynamique négative en place depuis deux ans", la communauté d’agglomération a décidé de tester la gratuité des bus le samedi matin de 6h00 à 13h00. Parallèlement, le prix de l’abonnement n’a pas augmenté pour ne pas pénaliser les usagers réguliers des transports en commun. En facilitant l’accès au centre-ville, Quimper Communauté espère, ainsi redynamiser le commerce. La mesure a été estimée à 95 000 euros en année pleine, un coût qui sera financé par "des dépenses moindres tout en augmentant l'offre", précise André Guénégan.

Lors du lancement le 6 septembre 2014, le réseau (Quimper Bus/Keolis), qui couvre huit communes de l'agglomération, a enregistré un doublement du nombre de tickets à l’unité, soit 2000. Un bon démarrage qui devrait assurer la pérennité du dispositif, mais pas son extension à la journée entière du samedi. "Des expériences menées dans d'autres villes ont montré qu'il pouvait y avoir des effets pervers à la généralisation de la gratuité, en particulier sur la dégradation du matériel", précise André Guénégan. L'exécutif préfère conserver le tarif social mis en place par la précédente municipalité fondé sur le quotient familial qui permet à toute personne aux revenus modestes d'emprunter les transports en commun.

Dans le même esprit, la nouvelle municipalité avait déjà mis en place, en mai 2014, la gratuité dans les parkings publics entre 17h00 et 18H30. "Cela eu un effet très positif sur l’attractivité du centre-ville", assure André Guénégan. Depuis le 25 août 2014, l’agglomération a également a baissé l’abonnement mensuel de 15,50 à 9,50 euros P+R pour le parking relais gratuit de la Croix des Gardiens couplé à l'utilisation de la ligne 5 pour se rendre en centre-ville en dix minutes. 

"C'est un parking qui a été refait à neuf pour 1,5 million d'euros par la précédente municipalité dans l'idée que le automobilistes allaient y laisser leur voiture et prendre une des trois lignes de bus qui conduisent au centre-ville. Mais, depuis deux ans, il n'y a pas plus d'une vingtaine de voitures qui occupent le parking (sur 143 places), c'est pourquoi nous avons décidé de casser les tarifs", explique André Guénégan. 

Enfin, la rentrée a été l'occasion de faire quelques modifications de lignes de bus, en particulier sur la commune d'Ergué-Gabéric, le réseau s'adapte au développement du groupe Bolloré, avec notamment la construction de sa nouvelle usine de 3000m2 qui va produire le Bluetram, un tramway électrique sur roues et sans caténaire.