Comme l'annonçait MobiliCités dès le 10 octobre 2014, Keolis restera bien l'opérateur de transport à Bordeaux. La Communauté urbaine de Bordeaux (Cub) a renouvelé, le 31 octobre, la délégation de la gestion de ses transports urbains (tramways et bus) à la filiale de la SNCF, un contrat d'un montant total de quelque 1,7 milliard d'euros sur huit ans.

La proposition de Keolis "s'est avérée supérieure à celle de Transdev Urbain", filiale de Veolia qui briguait elle aussi cette délégation de service public pour la période 2015-2022, "sur l'ensemble des trois critères requis" (conditions financières, exploitation du service et gouvernance), souligne la Cub. Veolia avait assuré les transports publics de la communauté urbaine entre 2001 et 2008, avant de perdre cette délégation au profit de Keolis en 2009.

Pour ce nouveau contrat, "il y a eu une vraie compétition entre les deux candidats qui a permis de faire baisser le prix", a déclaré à la presse Christophe Duprat, vice-président de la Cub chargé des transports, qui souligne que ce contrat est le plus important en France après les agglomérations de Lyon et Lille. "Nous allons payer moins qu'avant si les taux de fréquentation annoncés par le prestataire sont tenus", s'est félicité le président de la CUB et maire UMP de Bordeaux, Alain Juppé.

La Cub versera une contribution forfaitaire à Keolis d'un montant total de 1,687 milliard d'euros sur huit ans, soit environ 210 millions par an. Mais, les recettes attendues par Keolis devraient passer de 68 millions d'euros en 2015 à une centaine de millions en 2022, "donc le coût net diminuera", explique Christophe Duprat.

En 2014, les recettes du réseau TBC représentent à peine 30% des dépenses, "ce qui fait de l'agglomération de Bordeaux l'une des plus mauvaises" dans ce domaine. "Mais nous allons remonter à 33% en 2015, pour arriver à une moyenne d'environ 40% sur les huit années de délégation", a-t-il précisé durant le conseil de la Cub.

Outre la hausse de la fréquentation, la Cub compte aussi doper ses recettes en augmentant chaque année d'environ 3% les tarifs des transports, "parmi les plus bas en France" actuellement, selon Alain Juppé.