Les ennuis judiciaires continuent pour Uber. Les filiales de la société américaine, UberPop et Uber BV (Pays-Bas), sont assignées en référé devant le tribunal de commerce de Paris par des sociétés de véhicules de transport avec chauffeur (VTC), (Voxtur), et (Transdev). L’audience aura lieu le 21 novembre 2014.
La filiale française de la société américaine Uber a déjà été condamnée, le 16 octobre 2014, par le tribunal correctionnel de Paris à 100 000 euros d’amende pour avoir présenté comme du covoiturage une offre payante de transport de particuliers.

Du travail au noir

Transdev et Voxtur considèrent que le service d’Uber représente une concurrence déloyale dès lors qu’il ne respecte pas la réglementation. UberPop "est présenté comme du covoiturage urbain, mais, comme l'a reconnu le tribunal correctionnel de Paris, il s'agit en fait de travail au noir, utilisé pour conquérir une position dominante sur un marché en pleine structuration", a déclaré Jean-Marc Janaillac, p-dg de Transdev dans du 3 novembre 2014.

Des tarifs plus bas

Problème, Uber a fait appel du jugement du tribunal correctionnel de Paris et ce dernier est suspensif. Du coup, les sociétés requérantes, LeCab, Green Tomato Cars et SuperShuttle, disent redouter que la poursuite d'UberPOP d'ici au jugement d'appel ne soit préjudiciable à leur propre activité, car les tarifs d'UberPOP sont plus bas. Par exemple, contrairement à des chauffeurs de VTC professionnels, les chauffeurs UberPOP, simples particuliers, n'ont pas à suivre une formation de 250 heures. 

Un arrêt rapide d'UberPop ?

"Les requérantes sont des sociétés récentes qui, contrairement à Uber, se conforment aux règles applicables du secteur (...) elles ne peuvent demeurer compétitives face à une entreprise qui viole la loi", expliquent ces entreprises de VTC.
Voxtur et Transdev appellent donc à faire "cesser au plus vite" les activités d'UberPOP et demandent au tribunal de commerce d'imposer une astreinte en cas de non-exécution qui, "pour être dissuasive, ne saurait être inférieure à 250.000 euros par jour".

Réagissant sur son blog officiel, Uber a dit prendre acte de l'assignation, promis de défendre "vigoureusement ses intérêts et ceux de ses utilisateurs" et affirmé qu'"une décision à l'encontre d'UberPOP viendrait mettre en danger la mobilité partagée dans son ensemble".