Pendant six semaines, du 15 septembre au 31 octobre 2014, la ligne ferroviaire entre Briançon et Valence TGV a été fermée pour cause de travaux. Pour assurer les déplacements sur cet axe de 250 kilomètres comptant 13 gares, la direction régionale SNCF de Provence-Alpes-Côte d'Azur a mis en place un service de substitution par cars.

"Dans ces cas de figure, il est important d'informer les passagers sur l'heure d'arrivée des véhicules en gare. Or jusqu'à présent, nous ne pouvions pas diffuser cette information, car nous ne savions pas où étaient nos cars", explique Dolores Tiberghien, responsable de l'information voyageurs au sein de la direction régionale de la SNCF. "Attendre un car et ne pas savoir quand il va arriver est une source de conflit majeure entre les voyageurs et nos agents d'escales".


Localisation en temps réel


C'est pourquoi, une solution d'information "légère et facile à déployer" a été imaginée en partenariat avec Effia Synergies et Ubi transport, développeur informatique. Celle-ci repose sur un smartphone et une application qui permet de visualiser les véhicules en circulation, délivrer des alertes sur les retards et recalculer les horaires d'arrivée.

Des informations destinées aux agents d'escale présents en gare. Les 36 véhicules affectés à cette ligne de substitution ont donc été dotés de cet équipement. La géolocalisation est activée par le conducteur qui valide son heure de départ et d'arrivée en gare. "Cette traçabilité nous a permis de prendre des décisions opérationnelles, comme retarder un train si le car a quelques minutes de retard", poursuit la responsable.


50 000 euros d'investissement


Selon la SNCF, la fiabilité de l'information délivrée pendant la durée de l'expérimentation était telle qu'aucune prise en charge n'a été nécessaire. "Quand les correspondances ne sont pas assurées, nous sommes dans l'obligation de commander un autre car ou de payer un taxi pour acheminer les voyageurs jusqu'à leur destination", rappelle Dolores Tiberghien. L'autre intérêt de cette solution est son faible coût d'investissement. "Cette expérimentation nous a coûté 50 000 euros. Prix qui intègre le téléphone et l'application destinée à récupérer les données de suivi depuis un Cloud".

La SNCF envisage, désormais, de développer une application accessible aux voyageurs et d'utiliser ce système en cas de situation perturbée entraînant une substitution par autocar ponctuelle. Une solution qui pourrait s'avérer très utile quand on sait que la SNCF et RFF vont multiplier les fermetures temporaires de lignes pour moderniser le réseau.

Christine Cabiron