"Des milliers d’usagers Hauts et Bas Normands empruntent quotidiennement ces trains pour se rendre au travail. Les retards à répétition ne sont plus acceptables(…) Si cette situation perdure certains usagers risquent de perdre leur emploi", écrivent Laurent Beauvais et Nicolas Mayer-Rossignol, présidents des régions Basse et Haute-Normandie dans un courrier adressé au président de la SNCF daté du 21 novembre 2014.

Les deux présidents de région demandent à Guillaume Pepy de leur indiquer comment la SNCF compte rétablir rapidement un service de qualité sur ces lignes Intercités, Paris-Rouen-Le Havre, Paris-Caen-Cherbourg et son antenne vers Deauville-Trouville. Rappelant les annonces du Premier ministre en juillet 2013, les élus réaffirment, également, leur attente concernant le renouvellement du matériel roulant en remplacement des trains Corail.

Enfin, Laurent Beauvais et Nicolas Mayer-Rossignol évoquent, dans leur courrier, la grève symbolique de présentation des titres de transport lancée par les usagers de la ligne Paris-Caen-Cherbourg à la mi-novembre 2014. Cette grève est née sous l’impulsion de l’UDUPC, l’association l’Union des usagers du train Paris-Caen-Cherbourg créée en 2008 qui réclame une plus grande régularité des trains, une qualité de service et un minimum de confort.

Les problèmes répétés dans les liaisons ferroviaires entre Paris et la Normandie vont connaître un début d'amélioration à partir du 15 décembre, a annoncé à l'AFP le directeur SNCF pour la Normandie Roland Bonnepart en réponse au coup de gueule des deux élus régionaux. Sur la ligne Paris-Rouen-Le Havre, le nombre de voitures redeviendra le même. Roland Bonnepart a annoncé, le 28 novembre 2014, des "actions complémentaires" pour aboutir à une capacité normale à la "mi ou fin 2015". S'agissant de la ligne Paris-Caen-Cherbourg, il a annoncé, également pour le 15 décembre, un retour des trains à 10 voitures, soit un wagon supplémentaire.

Le coup de gueule des présidents de conseil régional semble avoir payé.