La Conférence "C8", baptisée ainsi parce qu'elle regroupe les élus des huit régions du bassin parisien (Bourgogne, Picardie, Basse et Haute-Normandie, Ile-de-France, Bourgogne, Picardie, Pays-de-la-Loire, Centre et Champagne-Ardenne, toute de gauche) doit déposer un cahier d'acteurs d'ici au 31 janvier 2011, date de la fin des débats publics sur les systèmes de transport du Grand Paris.

"Nous présenterons un schéma de cohérence face au désordre organisé au plus haut niveau de l'Etat", a affirmé le 22 novembre le président de la Haute-Normandie, Alain Le Vern (PS), qui succède à la tête à la tête de la C8 à Jean-Paul Huchon, président de l'Ile-de-France.


Articulation des projets de transport

Au cours des prochains mois, cette Conférence permanente doit par ailleurs travailler à "une meilleure coordination" entre les Schémas régionaux d'aménagement et de développement du territoire (SRADT) et le Schéma directeur de la région Ile-de-France (SDRIF, récemment retoqué par le conseil d'Etat.

La réflexion doit porter sur l'articulation entre de grands projets comme l'électrification de la ligne ferroviaire Paris-Troyes, la construction de la LGV Paris-Normandie, le contournement ferroviaire de la région parisienne ou encore le canal à grand gabarit Seine-Nord.


Contrat de projets interrégional

A plus long terme, la conférence veut élaborer un contrat de projets "interrégional" qui s'ajouterait aux contrats entre l'Etat et chacune des huit régions.

Dans l'immédiat, Alain Le Vern a été chargé de prendre avec Bruxelles et, à Paris, avec le premier ministre François Fillon et la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, en charge également des transports, principal sujet de préoccupation de la conférence.

La "C8" réunit l'Ile de France, la Picardie, Champagne-Ardennes, la Bourgogne, les Pays de la Loire, le Centre, la Haute et la Basse Normandie. Ensemble, ces régions comptent 25 millions d'habitants, soit 40% de la population française.

N.A avec AFP