La ligne b du métro automatique de Rennes fait partie des plus gros chantiers de travaux publics en France. Un investissement d’1,2 milliard d’euros HT (valeur 2010), 5 500 emplois directs et indirects créés, selon la Fédération du bâtiment et des travaux publics d’Ille-et-Vilaine. Le 23 janvier 2015, l’autorité organisatrice de l’agglomération, Rennes Métropole, signera la convention de financement passée avec la Banque européenne d’investissement (BEI). Cette convention porte sur un prêt de 300 millions d’euros sur 30 ans pour réaliser la ligne b du métro qui doit relier, en 2019, l’éco-quartier de la Courrouze à l’éco-cité ViaSilva sur 13 kilomètres, et qui comportera 15 stations.

Une bonne note financière

"Nous avons obtenu le maximum que peut prêter la BEI, c’est-à-dire 50 % du montant des emprunts prévus dans le plan de financement prévisionnel, explique Jean-Luc Chenut, vice-président aux finances sur le site . C’est l’aboutissement d’un long processus (…) Quatre experts, spécialisés en transports collectifs et en analyse financière sont venus fin décembre 2013 rencontrer les services de Rennes Métropole, Semtcar (1)…" La somme accordée par la BEI est mobilisable sur 36 mois, en six tranches maximum. "Le taux actuellement proposé à Rennes Métropole, 2 %, sera discuté à chaque tranche sollicitée", précise Jean-Luc Chenut. Rennes Métropole bénéficie d’une notation AA+ de l’agence Fitch.

40 % d'autofinancement


Le plan de financement prévoit 40 % de recours à l’emprunt (600 millions d’euros), 40 % d’autofinancement, et 20 % de subventions. Rennes Métropole est en négociation avec la Caisse des dépôts pour solliciter un prêt sur les 300 millions d’euros restant à trouver, le solde des emprunts sera, ensuite, ouvert aux opérateurs nationaux. S’agissant de l’autofinancement, l'agglomération continue à épargner, à raison de 50 millions d’euros par an. La ligne b bénéficie de subventions de l’Union européenne, de l’Etat (Programme d’investissements d’avenir), de la région Bretagne et du département d’Ille-et-Vilaine.

Le marché des travaux se décompose en . Actuellement à l'œuvre, le tunnelier , inauguré par le Premier ministre en décembre 2014, a été conçu spécialement pour le creusement de la ligne b. Les travaux ont démarré fin 2013 et doivent durer six ans. Rennes Métropole a, déjà, engagé quelque 100 millions d’euros.

Florence Guernalec

(1) Semtcar (Société d'économie mixte des transports collectifs de l'agglomération rennaise), créée par Rennes Métropole en 1992, est mandatée, depuis 2007, pour l'étude et la réalisation de l'extension du réseau de métro automatique léger.