Quand allez-vous annoncer les villes retenues dans le deuxième appel à projets TCSP ? Et l'enveloppe de subventions sera t-elle la même que pour le premier appel à projets, soit plus de 800 millions d'euros ?


NKM : Très vite, nous travaillons en moment sur le dossier avec Thierry Mariani. Ce n'est plus qu'une question de semaines. Je n'ai pas envie de vous dire des choses précises sur le montant ou la date. Mais ce qui est sûr que notre objectif en ligne de mire, ce sont bien les 1800 kilomètres de sites propres du Grenelle de l'environnement. En cinq ans, on est en passe d'avoir lancé les deux-tiers des projets, alors que les 1800 km étaient prévus pour dans 15 ans.


Pour le Schéma national des infrastructures de transport, vos objectifs sont-ils les mêmes que ceux de l'équipe précédente au gouvernement ?

NKM : Notre objectif est bien de rendre public le SNIT. Là aussi on est en train de prendre le dossier sur l'avant-projet, je ne peux pas vous donner de date. Dans notre esprit, ce n'est pas un document de programmation mais un document d'orientation pour les 25 ans à venir. Mais il doit être très concret, je ne veux pas que ce soit un rêve.


Pourquoi votre ministère n'a t-il pas récupéré le dossier du Grand Paris ?

NKM : C'est sûr, il y a beaucoup de compétences au ministère de l'Ecologie qui intéressent le Grand Paris, mais ce qui a été considéré, c'est qu'une élue francilienne (Nathalie Kosciusko-Morizet était maire de Longjumeau jusqu'à sa nomination, ndlr) n'était pas la mieux placée pour porter le Grand Paris. Il revient donc au ministère de la Ville. C'est un arbitrage gouvernemental devant lequel je m'incline. Néanmoins, je suis heureuse de nos décrets d'attribution qui réaffirment l'ambition de mon ministère : climat, énergies renouvelables, mer et Grenelle de l'environnement.

Propos recueilis par Nathalie Arensonas