C'est la RATP, mandatée par le Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif) et la société du Grand Paris, qui a désigné Alstom comme attributaire de cet énorme marché. Il va donner du travail aux différents sites industriels du groupe qui commençaient à en manquer. En effet, explique un communiqué, "la majorité des douze sites d'Alstom transport en France participeront à ce projet : Valenciennes pour les études, le Creusot pour les bogies, Ornans pour les moteurs…."

Ces rames sont destinées aux lignes 1,4 ,6 11 et 14 du métro parisien, toutes exploitées avec des métros sur pneus.

Ce marché porte sur la livraison d'un maximum de 217 trains MP14 sur 15 ans pour un montant total de plus de 2 milliards d’euros. Une première commande ferme, d’un montant d’environ 500 millions d’euros, financée à 100% par le Stif, concerne la livraison de 35 rames de 8 voitures pour la ligne 14. Elle devrait être suivie d’une deuxième commande portant sur 37 rames pour les prolongements de cette même ligne, puis de tranches conditionnelles.

Avec cette nouvelle génération de métro, Alstom veut améliorer le confort des passagers tout en réduisant le coût d'exploitation, indique le communiqué. Les rames seront équipées de sièges plus ergonomiques, d'éclairage LED et de systèmes innovants comme la boucle d'induction pour les malentendants. Son système de récupération d'énergie au freinage permet de réduire jusqu'à 20% la consommation électrique.

Robert Viennet