Après un parcours semé d'embûches, l'Araf est officiellement opérationnelle au 1er décembre 2010.
Créée par la loi du 8 décembre 2009 pour faire le juge de paix sur les lignes ferroviaires ouvertes à la concurrence (1), l'ARAF a eu bien du mal à se glisser sur les rails.

Tout d'abord, elle a mis du temps à trouver son dirigeant : Pierre Cardo, ancien député UMP des Yvelines, a été désigné par l'Elysée au printemps 2010. Puis sa quinzaine d'experts, l'agence étant installée en province, au Mans.

A quoi sert l'ARAF ?

Cet organisme public est chargé de faire le gendarme sur les conditions d'attribution des sillons ferroviaires, les prix des péages appliqués par Réseau ferré de France (RFF) et le respect des règles de la concurrence avec les opérateurs ferroviaires déjà présents sur le marché, ainsi que les "nouveaux entrants", futurs concurrents de la SNCF.

Deutsche Bahn, Veolia Transport ou Trenitalia qui sont dans les starting blocks pour le transport de voyageurs entre la France et les pays voisins, voudraient en effet comprendre les règles du jeu par rapport à l'opérateur historique, la SNCF.


(1) Le fret est déjà ouvert à la concurrence depuis 2006, les lignes voyageurs internationales le sont depuis décembre 2009 et les TER devront l'être d'ici à 2019.

Nathalie Arensonas