Entre la mairie de Paris et les autocaristes qui déversent des hordes de touristes dans la capitale, ça a toujours été une sorte de "je t'aime moi non plus". Si les touristes sont les bienvenus, leurs énormes moyens de transport (un car de tourisme peut atteindre 15 mètres de long et 4 mètres de haut), le sont beaucoup moins.

La récente décision du conseil de Paris de tripler le prix de leur stationnement passe mal auprès des autocaristes. D'abord parce que cette décision a été "prise unilatéralement, sans concertation préalable avec les professionnels concernés"  et que son coût est "exorbitant". Ainsi, le "Pass autocar" 1/2 journée qui autorise à stationner sur des emplacements réservés passera, le 15 mai 2015, de 37,60 euros à 107,30 euros. A ce prix là, "il sera pratiquement plus avantageux économiquement de faire tourner les cars dans Paris plutôt que de stationner", ironise dans un communiqué la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV).  

La FNTV qui "participe à des groupes de travail réguliers à la mairie de Paris" mais qui n'avait pas été tenu au courant de cette mesure, "souhaite que que la Mairie de Paris adopte un mode de consultation partagée, associant les professionnels concernés par l’impact des décisions qu’elle prend avant de les annoncer, en particulier lorsqu’elles sont incompatibles avec les exigences économiques et touristiques d’une capitale internationale comme Paris et mettent en péril la santé de tout un secteur de l’économie."

Robert Viennet