Avant Autolib' à Paris, Nice devrait mettre en service son service d'autopartage avec des voitures 100% électriques, en avril 2011.
Selon Christian Estrosi, maire de la la ville et président de la Communauté urbaine Nice-Côte d'Azur, deviendra ainsi la première collectivité à lancer ce service "à une telle échelle".
 
A terme, 210 voitures doivent être réparties sur 70 stations à Nice, Saint-Laurent-du Var et Cagnes-sur-Mer.

Le candidat pressenti par la communauté urbaine pour exploiter ce contrat de 1,4 milion d'euros en délégation de service public (DSP) est Veolia Transport-EDF. Le choix définitif doit intervenir en décembre 2010.


40 000 euros x 70 stations


Coût d'aménagement, 40 000 euros par station, soit 2,8 millions d'euros au total, financé pour moitié par Nice-Côte d'Azur. L'autre moitié sera prise en charge par l'Etat, la communauté urbaine faisant partie des 12 projets retenus pour expérimenter ce dispositif d'autopartage électrique.

Le parc automobile sera composé de Peugeot iOn (en photo), de Citroën Berlingo Venturi et, à partir de juin 2011, de la Mia du constructeur Mia Electric SAS, repreneur franco-allemand d'Heuliez Véhicule Electrique.


Stationnement gratuit

Pour encourager les usagers abonnés ou occasionnels - le public visé sont les actifs - le stationnement sera gratuit pour les véhicules autopartagés. "L'effet que ça doit produire, c'est la suppression de la seconde voiture dans les familles", précise l'ancien ministre de l'Industrie.

La France compte 25 000 "autopartageurs" en France, selon le cabinet d'études Xerfi. A titre de comparaison, en Allemagne, la cabinet d'études Frost & Sullivan estime à 10 millions le nombre d'abonnés en 2016 à un service d'autopartage.

Nathalie Arensonas