Le ras-le-bol des autocaristes contre la politique de la mairie de Paris va se concrétiser lundi 30 mars 2015 par une opération escargot  entre l'aéroport Charles-de-Gaulle et Paris. Un mouvement initié par le syndicat patronal OTRE (Organisation des Transporteurs Routiers Européens).

Les autocaristes se sentent de plus en plus mal aimé dans la capitale alors qu'ils participent fortement au développement du tourisme. En novembre 2014 la mairie de Paris annonçait  des restrictions à la circulation des autocars puis en février, le triplement du prix du stationnement, et enfin ces derniers jours la décision de réduire les sorties scolaires en autocar pour cause de pollution.

Cette action "est avant tout un coup de semonce à destination de la mairie de Paris. Au-delà de la problématique des parcs de stationnement insuffisants, vient s'ajouter le triplement du stationnement. Il sera donc moins coûteux de faire tourner les cars à vide" que de stationner en attendant le retour des passagers, s'insurge Jean-Marc Rivera, secrétaire général adjoint de l'OTRE, interrogé par l'AFP. l'OTRE rejoint ainsi les préoccupations de la Fédération Nationale des Transports de voyageurs (FNTV) qui s'est récemment insurgé contre ces mesures.

Autocar, le mal aimé du tourisme


Dans un communiqué, "l'OTRE rappelle que les autocars représentent 0,3% des véhicules en circulation dans Paris", et estime qu'il "s'agit au mieux d'une méconnaissance de la réalité économique d'un secteur créateur d'emplois non délocalisables, au pire de l'expression d'un profond mépris pour une profession qui s'est engagée de longue date dans une démarche environnementale responsable".

La Fédération demande, entre autres, "l'annulation de la décision du conseil de Paris aboutissant au triplement du prix du stationnement intramuros, le déploiement d'une politique coordonnée visant au développement de zones de stationnement adaptées et réservées aux autocars de tourisme", ou encore "le droit pour les entreprises de transport routier de personnes d'utiliser les voies de bus à Paris et les voies dédiées entre les aéroports et Paris".

Robert Viennet avec AFP