Alors que la neige bloquait encore de nombreux axes ferroviaires pendant le week-end, la sortie du nouveau sécretaire d'Etat aux Transports le 4 décembre, sur Europe 1, a fait du bruit.
Thierry Mariani a en effet indiqué qu'une hausse du prix des billets de train (sans la chiffrer), compenserait en partie l'augmentation des droits de péage payés par la SNCF à Réseau ferré de France (RFF), le gestionnaire public des infrastructures ferroviaires.

Augmentation "raisonnable"

Répondant aux fortes inquiétudes de RFF sur le financement de l'entretien des voies ferrées (lire l'article "le cri d'alarme de RFF"), le secrétaire d'Etat s'est dit  "favorable à une position équilibrée où l'usager paye en fonction de l'inflation, une augmentation tout à fait raisonnable", a déclaré Thierry Mariani
"Ne pas augmenter les droits de péage, ça veut dire que ce serait le contribuable qui subventionnerait (seul) l'entretien" des lignes, a-t-il argumenté.


"Inadmissible" selon Sud-Rail

Aucun commentaire du côté de la SNCF ou de RFF. En revanche, dans un communiqué virulent, le syndicat cheminot Sud-Rail juge "inadmissible" l'idée de Thierry Mariani ajoutant que c'est au gouvernement d'"assumer ses carences et de les réparer".
 
Soulignant que "ce sont toujours les pouvoirs publics qui ont payé les infrastructures ferroviaires" un investissement lourd (qui) ne peut être que public pour garantir le droit aux transports à un coût abordable à tous", la fédération de cheminots exige "la reprise de la dette de RFF par l'Etat" (300 millions d'euros NDLR)  et "un programme d'entretien et de modernisation du réseau capable d'assurer la sécurité ferroviaire et à la hauteur des besoins de la population".
"Ce n'est ni aux salariés ni aux usagers de payer pour les errements", conclut Sud-Rail.


Nathalie Arensonas