En 2012, Lille Métropole (LMCU) avait retenu l'offre d'Alstom pour fournir 27 rames pour l'une de ses deux lignes de métro. Le contrat, estimé à 266,4 millions d'euros, doit permettre d'augmenter la capacité de la ligne, sur laquelle circulent déjà 28 rames de métro automatique VAL de Siemens. Outre Siemens, Alstom était également en concurrence pour ce contrat avec le canadien Bombardier.

Le groupe allemand avait déposé un recours en référé contre l'octroi du marché à Alstom. Le tribunal administratif de Lille l'ayant rejeté, Siemens avait déposé un recours de plein contentieux en août 2012. C'est ce recours qui doit être examiné le 14 avril 2015.

Siemens indiquait alors que sa motivation première était de connaître les raisons du choix de Lille Métropole. Car, le groupe allemand, qui travaille avec l’agglomération depuis 29 ans, avait fait une proposition moins chère que son concurrent de 11 millions d’euros. En outre, Siemens dont le centre de compétence pour les métros automatiques est implanté à Lille, a une plus grande expérience qu’Alstom dans ce domaine.

En mai 2012, Lille Métropole avait justifié son choix en assurant avoir retenu "à l'unanimité" l'offre du Français, estimant que c'était "celle générant les plus faibles coûts de fonctionnement sur le long terme", avec "un système de pilotage automatique offrant une grande souplesse d'exploitation et un large choix de design".

Le chantier, qui prévoit également un accroissement de 30% de la capacité de la ligne 2 du métro, doit s'achever en 2016.

(avec AFP)