Se déplacer dans Paris cet été risque d'être compliqué. Même si beaucoup de parisiens auront déserté la capitale, ceux qui restent et les nombreux touristes qui la visitent vont devoir apprendre à se déplacer autrement. La circulation des trains sur la partie centrale de la ligne C du RER entre Saint-Michel et Boulainvilliers sera interrompue du 15 juillet au 22 août. Soit à la même période que la fermeture de la ligne A entre la Défense et Auber.

Cette fermeture estivale n'est que la conséquence la plus visible du programme d'intenses travaux que vont connaitre cette année encore, les 187 kilomètres de cette ligne à sept branches qui traverse sept départements franciliens. En 2015, SNCF Infra va consacrer 140 millions d'euros pour remplacer des aiguillages, renouveler le ballast et les caténaires, et poursuivre la mise en accessibilité des gares.

Si la plupart des travaux se feront de nuit et le week-end pour pénaliser le moins possible les voyageurs, ils vont bien sûr impacter la circulation des trains. Outre la fermeture estivale de la partie centrale, SNCF réseau a programmé cinq week-ends "rouges" pendant lesquels la circulation sera interrompue sur certains tronçons de la ligne. Un premier week-end rouge est programmé les 18 et 19 avril 2015 au sud de la ligne.

Une information renforcée


En 2015, la SNCF mettra en place 9000 bus de substitution et va déployer des moyens importants pour informer les voyageurs. Ainsi plus de 800 agents seront déployés dans les gares pour orienter les voyageurs vers ces bus de substitution. Les calendriers des travaux seront distribués aux passagers et affichés dans les gares. Cette année, des panneaux d'information dynamique (écrans TFT) seront déployés dans une douzaine de gares. Par ailleurs, l'ensemble des systèmes d'information de SNCF Transilien seront mis à contribution et certaines gares seront dotées du WiFi.

Les passagers devront prendre leur mal en patience. Ces gros travaux, débutés en 2014 pour remettre en état une infrastructure saturée (24 trains en heure de pointe en zone centrale), vont s'étaler sur cinq ans et mobiliser 1 milliard d'euros. Une facture salée pour réduire les 28% d'incidents de la ligne dus à la vétusté de l'infrastructure.

Robert Viennet