"Il s'agira de faciliter la mobilité, avec l'amélioration de la gestion dynamique du trafic ou encore la création de voies réservées aux autobus et aux taxis. Les premières seront mises en service dès la fin du mois", a déclaré le Premier ministre dans un discours consacré au Grand Paris au salon des maires d'Ile-de-France.

L'Etat, qui "jusqu'à présent" ne s'était pas assez impliqué sur cet "enjeu majeur" du transport routier, "engagera donc un vaste programme doté de 810 millions d'euros afin de moderniser les autoroutes et voies rapides" d'Ile-de-France non concédées au privé, a-t-il précisé. Il ne s'agira pas de nouveaux crédits budgétaires mais d'un financement provenant du contrat de plan État-région francilien 2015-2020 qui comprend un volet routier, selon Matignon.

Manuel Valls a fait valoir que "des millions de Franciliens et de visiteurs de la région se déplacent en automobile" et "n'ont souvent pas d'autres solutions", jugeant que le réseau de voies rapides n'offre "pas toujours une qualité de service suffisante".

Le Premier ministre souhaite également "travailler à une meilleure insertion des autoroutes dans la ville, en réduisant les nuisances et en investissant sur les questions paysagères" : "La France compte de grands architectes et paysagistes, des artistes reconnus. Pourquoi ne pas faire appel à leur talent pour transformer certaines de ces autoroutes ? Je pense par exemple aux autoroutes reliant Paris aux aéroports, sans oublier l'(autoroute) A6."

Sur l’enveloppe de 7,3 milliards d'euros du contrat plan État-région 2015-2020, 5,31 milliards seront consacrés au volet mobilité dont 4,4 milliards au nouveau Grand Paris.

(AFP)