"Le rapporteur public conclut au rejet de la requête de Siemens", a indiqué à l'AFP l'avocat de Siemens, Me Philippe Delelis. Il a toutefois demandé lors de l'audience "au tribunal de juger (...) que l'attribution de l'automatisation et l'extension du métro lillois s'est faite dans des conditions irrégulières".

Le défenseur du groupe allemand a mis en avant plusieurs critiques, notamment la distribution, selon lui, de "tous les plans du (métro) Val 208" aux concurrents de Siemens."On a été éliminés sur des coûts de fonctionnement alors que le marché ne porte pas sur les coûts de fonctionnement", a ajouté Me Delelis.


En 2012, Lille Métropole (LMCU) avait retenu l'offre d'Alstom pour fournir 27 rames pour l'une de ses deux lignes de métro. Le contrat, estimé à 266,4 millions d'euros, doit permettre d'augmenter la capacité de la ligne, sur laquelle circulent déjà 28 rames de métro automatique VAL de Siemens.

Le groupe allemand avait déposé un recours en référé contre l'octroi du marché à Alstom. Le tribunal administratif de Lille l'ayant rejeté, Siemens avait déposé un recours de plein contentieux en août 2012, qui a donc été examiné le 14 avril 2015.


La décision a été mise en délibéré.

(AFP)