Organisé depuis 30 ans par ECF - European Cyclits' Federation, qui fédère des associations et organisations œuvrant pour l'utilisation du vélo en Europe et dans le monde, Vélo-City accueillera à Nantes du 2 au 5 juin plus de 1500 congressistes et 300 intervenants.

"Nantes est la première ville de moins d'un million d'habitants accueillir Vélo-City. Ça a du sens. Dans quelques années ce sont les villes intermédiaires qui regrouperont la majorité des habitants de la planète", a déclaré Johanna Rolland, maire de Nantes, présidente de Nantes Métropole. Si le choix d'ECF s'est porté sur la cité nantaise c'est à cause de "son approche globale de la mobilité qui mixe les modes", explique ECF. Nantes, l'unique ville française élue capitale verte de l'Europe, a été classée cinquième du palmarès des villes du monde les plus "vélo friendly".

Au menu de ces trois jours, de nombreuses conférences (11 sessions plénières, 45 sessions thématiques et sept débats), des moments plus festifs comme la traditionnelle "Vélo Parade" qui se déroulera le 3 juin et un salon professionnel qui présentera les innovations de quelques 80 exposants.

Plan vélo paneuropéen


"Je suis convaincu que la conférence Vélo-City 2015, à l'instar des précédentes, va générer un contenu significatif pour les feuilles de route et plans vélo, que ce soit aux niveaux local, national et international", a déclaré Bernard Ensink, secrétaire général de l'ECF, lors d'une conférence de presse. D'autant que cette manifestation se tiendra à un "moment crucial en matière de développement durable", quelques mois avant la conférence environnementale COP21 et UN-Habitat III sur le développement des villes, prévu en Équateur en 2016.

L'occasion pour Bernard Ensink d'interpeller la Commission européenne et les États membres de l'Union européenne sur l'importance d'établir une "Feuille de route européenne pour le développement du vélo". "Nous comptons beaucoup sur la France, en tant qu'acteur majeur dans ce processus, pour mettre en œuvre un plan vélo paneuropéen", a indiqué le responsable.

Une France dont la voix compte en Europe, mais qui se situe encore dans le ventre mou du baromètre vélo de l'ECF : à la 12ème place sur 28, loin derrière les champions que sont dans l'ordre, le Danemark, les Pays-bas et la Suède.

Mais ceux qui se souviennent à quel point le vélo était inexistant dans nos villes voici à peine quinze ans peuvent mesurer le chemin parcouru par la petite reine.

Robert Viennet

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