La première tranche de privatisation du réseau de bus de Singapour ne sera pas pour les groupes français. Ils ont été battus, comme huit autres candidats, par l'opérateur anglais Tower transit Group, filiale du groupe australien Transit Systems.

Cette première phase de privatisation, pilotée par le Land Transport Authority (LTA) de Singapour, concerne 25 lignes sur les 400 que compte le réseau et environ 400 bus (sur 4000), dans la partie ouest de la cité-État. Elles étaient exploitées jusque-là par les deux opérateurs historique de Singapour, SBS (majoritaire) et SMRT.

Ce contrat de cinq ans (prolongeable deux ans), qui débutera au second trimestre 2016, est évalué à 556 millions de dollars. Tower Transit Group opérera ces lignes à partir d'un nouveau dépôt situé à l'Ouest de Singapour (Bulim) dont la construction doit être achevée dans la seconde moitié de 2015.

Selon le LTA les offres des candidats ont été évaluées selon les mêmes critères de coût et de qualité de service mais cette dernière représentait "un poids plus important" dans le choix final.

Déjà un second appel d'offres


Pour Chew Men Leong, directeur général de LTA, "l'attribution de ce premier lot de lignes de bus est une étape importante et excitante pour le réseau d'autobus de Singapour. L'injection de plus de concurrence devrait améliorer la qualité de service au bénéfice des clients."

Le processus de mise en concurrence partiel du réseau de bus de Singapour va se poursuivre étape par étape sur le modèle londonien. Le LTA a annoncé, en avril 2015, le lancement d'un second appel d'offres concernant là aussi 25 lignes (dont trois nouvelles) autour de l'aéroport de Changi et à partir du nouveau dépôt de bus de Loyang.

Un nouvel appel d'offres auquel RDTA, la co-entreprise créée par Ratp Dev et Transdev pour conquérir le marché asiatique, compte bien répondre. Mark Harbridge responsable de la candidature de RDTA a déclaré à la presse locale que le groupe étudiait actuellement le second appel d'offres et qu'il a bien l'intention de "présenter une offre concurrentiel". De son coté, Keolis n'a pas souhaité faire de commentaires, ni préciser s'il serait candidat à ce second appel d'offres.

Robert Viennet