"Nous sommes soulagés", a déclaré Ulrich Weber, directeur du personnel de la Deutsche Bahn (DB). L'entreprise publique et GDL se sont mis d'accord pour démarrer une procédure de médiation afin de faire avancer les négociations. Cette procédure, qui doit débuter le 27 mai 2015 et durer trois semaines, rend impossible toute nouvelle grève de GDL jusqu'au 17 juin. Chaque partie a nommé un médiateur.

A l’origine du conflit, les négociations salariales en cours sur fond de rivalités entre les syndicats. Le syndicat des conducteurs de trains GDL - 19 000 adhérents pour 196 000 salariés à la DB - veut pouvoir négocier des accords salariaux pour d'autres catégories de personnel que les conducteurs, ce que refuse la DB. En réalité, l'entreprise publique mène des négociations salariales avec le syndicat EVG, qui devraient aboutir à un accord ce jeudi 21 mai 2015. "Nous devrons faire la grève si nous n'arrivons pas à un résultat jeudi", a cependant averti Alexander Kirchner à la tête d'EVG.

GDL avait démarré, le 19 mai 2015, un nouveau mouvement de grève, le 9e donc en dix mois et le deuxième uniquement pour ce mois-ci. "Vous pouvez partir du principe que cette grève sera un peu plus longue que celle de début mai" qui avait duré six jours, avait alors prévenu le président de GDL, Claude Weselsky.

La grève du 4 au 10 mai 2015 était la plus longue de l’histoire de la DB : 66% des liaisons grande ligne et jusqu’à 85% des trains régionaux avaient été annulés. Pour cette grève qui avait débuté le 19 mai 2015 dans le fret et le 20 mai dans le transport de voyageurs, le DB prévoyait le même nombre de trains grande ligne en circulation pour mercredi et jeudi, entre 15 et 60% pour les trains régionaux et de banlieue.

Florence Guernalec (avec AFP)