L'ancienne gare PLM conçue par Louis Bouchot en 1867 n'a pas bougé depuis. Aujourd'hui, la gare centrale de Nice Thiers voit transiter sept millions de voyageurs par an. Il était temps de lui offrir un lifting.
Le comité de pilotage qui réunit la communauté urbaine Nice Côte d'Azur, les conseils général et régional, Réseau Ferré de France (RFF) et la SNCF vient en effet de décider le lancement de la première phase de travaux de modernisation qui s'échelonnera jusqu'en 2015.


En prise directe avec le tramway

Le projet conçu par (branche de la SNCF) avec l' (bureau d'étude et d'architecture, dirigé par Jean-Marie Duthilleul, auteur entre autres de la rénovation des gares de Marseille, Nîmes, Paris-Est) envisage un parvis piétons de 10 000 m² sur l'avenue Thiers, la rénovation du hall de la gare, la percée d'une travée dans le bâtiment voyageurs ouest pour faciliter l'accès depuis les nouvelles aires de stationnement, la création d'une nouvelle liaison avec le tramway pour faciliter l'intermodalité, de nouvelles passerelles et ascenseurs au dessus des voies pour l'accès aux quais qui seront rehaussés par la même occasion.

Coût estimé de cette cure de jouvence, plus de 45 millions d'euros.

La deuxième phase prévoit un bâtiment de liaison pour les services SNCF, une galerie commerciale, hôtels, bureaux, et un nouveau parking. Et les bâtiments seront si hauts et en ondulations, qu'ils masqueront la voie Mathis, cette autoroute urbaine (photo) qui défigure la ville d'est en ouest.
Coût total du réaménagement, 80 millions d'euros à l'horizon 2015.

Nathalie Arensonas