La SNCF l’espérait depuis longtemps. Nicolas Sarkozy l'avait annoncée lors de son déplacement à Troyes le 4 novembre 2010 (lire article).


C’est maintenant chose faite : Thierry Mariani, le secrétaire d’Etat chargé des Transports et Guillaume Pepy, le président de la SNCF, ont signé le 13 décembre 2010 la convention pour les "Trains d’équilibre du territoire" (TET). Derrière cette appellation, se cachent en fait les Corail Intercités, Teoz et Lunéa.


 


210 millions de compensation par an


Avec cette convention d’une durée de trois ans, l’Etat s’engage à verser une compensation annuelle de 210 millions d’euros à la SNCF pour couvrir le déficit des 40 liaisons interrégionales concernées qui transportent 100 000 voyageurs par jour.


Comme l'avait annoncé Dominique Bussereau (l'ancien secrétaire d'Etat aux Transports) à l'été 210, cette compensation provient d’une "contribution sur le chiffre d’affaires des services grande vitesse et des résultats des grandes entreprises ferroviaires (175 millions d’euros)". Mais aussi d’une partie de  "la taxe d’aménagement  du territoire (35 millions) payée par les sociétés d'autoroute.


 

300 millions d’investissement


Cette convention prévoit également un investissement de plus de 300 millions pour la modernisation du matériel roulant. Des financements bienvenus, même s’ils proviennent essentiellement des bénéfices du TGV, et un cadre contractuel précis qui voit l’autorité organisatrice clairement identifiée.
Le tout permettra peut-être d’enrayer la spirale de déclin dans laquelle étaient engagées ces liaisons ferroviaires .


Comme pour les conventions TER avec les régions, le contrat fixe en effet le niveau de service exigé par l’Etat, qui appliquera un dispositif de bonus-malus pour "récompenser" ou "punir" l'exploitant. Il pourra atteindre  deux millions d’euros.
Pour Guillaume Pepy, "Il s’agit d’inventer le train d’avenir. Nous investirons de un à deux milliards d’euros à partir de 2014, et nous allons effectuer une relance commerciale de ces lignes".



Un seul nom : les "Intercités"


Premières réflexions évoquées par le patron de la SNCF, les multiples noms commerciaux de ces trains qui crée la confusion pourraient disparaître au profit d’un terme générique : "Avec trois marques, on ne comprend rien. Dans l’Europe entière ces trains s’appellent Intercity. On va en discuter mais les baptiser 'Intercités' me paraît une bonne solution".


Reste maintenant à savoir si la relance commerciale de ces futurs "Intercités" sera couronnée de plus de succès que celle déjà tentée en 2006.


Robert Viennet