Les 110 000 usagers quotidiens du TER en Provence-Alpes-Côte d'Azur verraient-ils enfin le bout du tunnel ? Du moins en matière de qualité de service. Alors que l'année 2014 a été catastrophique avec 18% de TER en retard de plus de 5 min et 8% de trains supprimés, la direction régionale de la SNCF avait mis en œuvre un troisième plan de redressement. Celui-ci, baptisé Rebond, semble porter ses fruits.

En effet, selon un bilan présenté le 10 juin 2015, la situation s'est redressée sur les quatre premiers mois de l'année. Fin mai, la régularité a progressé de 2 points avec 84% de trains à l'heure et 3,7% de TER supprimés. Des résultats à mettre à l'actif de l'amélioration des processus d'exploitation et la poursuite de la réorganisation du technicentre de Marseille Blancarde, amorcée au printemps 2014.

Autre bonne nouvelle, une enquête de satisfaction menée auprès de 962 voyageurs révèle que 52% d'entre eux reconnaissent une amélioration de la qualité de service. Pour continuer sur cette lancée, la SNCF expérimente, entre autres actions,  un dispositif reposant sur un fil Twitter : vise à renseigner les voyageurs sur l'état du trafic en heure de pointe.

Les TGV accessibles aux abonnés du TER


Par ailleurs, pour enrayer la stagnation de la fréquentation et des recettes commerciales constatée lors du premier trimestre, la SNCF va actionner plusieurs leviers. Le premier concerne la mise en œuvre de nouvelles offres commerciales. Parmi celles-ci, un tarif spécial pour aller faire les soldes le samedi, un titre week-end pour les abonnés, des Pass journaliers pour voyager à 4 en illimité dans un département. Par ailleurs, les 100 premiers bacheliers inscrits se verront offrir une carte Zou! valable un an.

Deuxième levier : la possibilité donnée aux abonnés TER de pouvoir utiliser indifféremment les TGV, les trains Intercités et les TER. Cette expérimentation sera menée à la rentrée prochaine.

Contrôle d'accès aux trains


Autre expérimentation, l'installation d'ici à la fin de l'année de portiques sur plusieurs quais de la gare Saint-Charles de Marseille. L'objectif ? Contrôler l'accès aux trains et vérifier la validité des titres de transport. Pour Jean-Yves Petit, vice-président régional en charge des transports, "cette bonne initiative vise à réduire le taux de fraude". En Provence-Alpes-Côte d'Azur, il s'élève à 18%, soit un manque à gagner de 10 millions d'euros.

Christine Cabiron