"Sur les salaires, l'emploi, les conditions de travail, il nous faut hausser le ton !", déclare la CGT Cheminots sur son site internet. Après l'échec de la mobilisation le 10 mars 2015 contre la réforme ferroviaire, la CGT-Cheminots appelle à nouveau les cheminots à la grève le 25 juin. Cette fois, le premier syndicat à la SNCF (35,64 % des voix) a choisi un thème plus porteur.

La CGT-Cheminots demande, ainsi, une augmentation générale de 10% des salaires "avec, en mesure immédiate, la réaffectation de l'enveloppe budgétées pour l'investissement pour l'intéressement [60 millions d'euros] vers les salaires". La CGT attaque au passage des organisations syndicales qui, "par démagogie" défendent l'intéressement et qui sont, selon elle, "coresponsables du gel de salaires".

L'organisation syndicale critique également les suppressions d'emplois - à raison de sept par jour selon elle, et "le recours accru à la sous-traitance et aux contrats précaires" (CDD) pour mieux défendre l'emploi à Statut, "clé de voûte d'une organisation stable".

Enfin, la CGT-Cheminots dénonce une dégradation des conditions de travail : "La casse de l'emploi et les réorganisations incessantes ont un effet immédiat sur les conditions de travail des cheminots, quel que soit leur collège".

A quelques mois des élections professionnelles, la CGT qui est actuellement la seule organisation syndicale de la SNCF à appeler à la grève, espère se rappeler au bon souvenir des salariés.

Florence Guernalec