"Tous les feux sont au vert", a indiqué à l'AFP Laurent Bonnaterre, chargé de communication à BMO, précisant que les travaux allaient "démarrer à la fin du mois" de juillet. Suite à l'enquête publique et à l'avis favorable du commissaire enquêteur, le conseil de l'agglomération a déclaré le 9 juillet d'intérêt général la réalisation du téléphérique.

Fin juillet débuteront les travaux préparatoires en vue de la réalisation de la station intégrée dans les ateliers des Capucins, ancien site industriel militaire de l'Arsenal qui doit accueillir à partir de 2016, sur 16 hectares, des logements, des commerces et des sites culturels et de loisirs.

Pour franchir la Penfeld qui coupe la ville en deux et sur les rives duquel est installée la base militaire navale, les habitants ont actuellement le choix entre deux ponts, trés utilisés aux heures de pointe.

Nettement moins cher qu'un 3e pont

Le coût global du projet est évalué à 19,1 millions d'euros (en incluant études et travaux d'infrastructures), alors que la construction d'un troisième pont aurait coûté entre 30 et 60 millions d'euros, selon l'agglomération.

Le téléphérique reliera en trois minutes les deux rives distantes de 460 mètres, permettant un accès facilité entre le centre-ville et le plateau des Capucins. Deux cabines transporteront chacune 60 passagers à une fréquence de cinq minutes d'intervalle. Sur un an, ce sont 675.000 passagers qui devraient emprunter ce nouveau moyen de transport intégré au réseau de transport public de la ville.

BMO a retenu le projet porté par Bouygues Construction et BMF, groupe spécialisé dans les remontées mécaniques et les parcs d'attraction, pour la réalisation du téléphérique.

A l'étranger, Rio de Janeiro, New York ou Alger ont déjà intégré un téléphérique à leur réseau de transport urbain. En France, il reste pour l'heure cantonné au tourisme, mais encouragé par la loi de 2009 issue du Grenelle de l'environnement, il pourrait voir le jour dans plusieurs villes, dont Créteil, Grenoble et Toulouse.

(AFP)