Le chauffeur de VTC, Ludovic Moulonguet, dont la compagnie n'a pas été précisée, demande la cessation immédiate de l'application Heetch et une astreinte de 50 000 euros par jour de retard, a détaillé à l'AFP son avocate, Me Inès Plantureux, qui a précisé avoir déposé ce recours, le 14 septembre 2015, devant le tribunal de commerce de Paris.

Une "concurrence déloyale" vis-à-vis des VTC
 
Me Plantureux dénonce la "concurrence déloyale" de cette application mobile qui "ne respecte aucune des obligations imposées aux VTC" et souligne que "Heetch se présente comme du covoiturage, de la camaraderie, si ce n'est du bénévolat, mais ça n'est pas du tout ça", évoquant "une société qui fait du business", avec "trois augmentations de capital successives".
 
"Force est de constater que la société Heetch poursuit le développement de son service de mise en relation au mépris des obligations légales et réglementaires organisant les activités de transport", a encore déploré Me Plantureux dans un communiqué. Heetch revendique 5 000 chauffeurs occasionnels et 200 000 utilisateurs, la start-up annonce 40 000 trajets hebdomadaires en région parisienne et un millier à Lyon.

Interdite par un arrêté préfectoral
 
Elle explique que "ce faisant, la société Heetch se livre à une concurrence déloyale qui cause chaque jour un dommage substantiel aux milliers de chauffeurs de VTC qui tentent de développer leur activité tout en se conformant à leurs obligations sociales, fiscales et réglementaires".
 
Les applications Heetch, mais aussi UberPOP et Djump, qui proposaient un service similaire, ont été interdites le 25 juin par un arrêté de la préfecture de police de Paris. Néanmoins, si ces deux dernières ont fermé, Heetch a déposé un recours en juillet, 102 de ses chauffeurs ont été placés en garde à vue en région parisienne et deux véhicules ont été saisis.

(AFP)