C'est déjà l'heure des premiers bilans. Un peu plus d'un mois après la libéralisation de l'autocar longue distance, le ministre de l'Économie a annoncé les premiers chiffres de fréquentation à la presse locale avant de le confirmer lors de sa visite sur le site d'Iveco-bus d'Annonay (Ardèche) ce 21 septembre 2015. Près de 250 000 passagers ont été transportés en un mois, selon Emmanuel Macron. A comparer aux 110 000 pour l'année 2014. Déjà 700 emplois directs ont été créés.
 
Le ministre de l'Economie balaie les critiques, en particulier, de cheminots comme de présidents de région qui prédisent la mort du train : "Il ne faut pas penser un mode de transport contre un autre. La SNCF, elle-même, a décidé de se développer dans ce secteur et de lancer Ouibus afin d’avoir une offre en matière de cars", a justifié Emmanuel Macron.

Quant aux écologistes et à tous ceux qui voient davantage de pollution sur les routes, le ministre a tenté de les rassurer. "Les contraintes mises dans la loi font que les cars devront circuler avec les normes Euro VI, indique Emmanuel Macron. Des normes deux fois moins polluantes que les autocars mis en service en 2013 et treize fois moins que les cars de 2001."
 
Ce n'est qu'un début si l'on compare aux résultats obtenus en Allemagne qui est passée de 3 millions de voyageurs en 2013 à 20 millions en 2015. S'appuyant sur les plans de développement des autocaristes, il annonce "près de 200 lignes et la création de 2 000 à 3 000 emplois directs" d’ici la fin de l’année 2016.
 
 Florence Guernalec