Né le 1er janvier 2015 de la réforme ferroviaire, l'opérateur SNCF Mobilités affiche un chiffre d'affaires (CA) de 14,26 milliards en hausse de 5,5% en tenant compte des intégrations comptables des filiales Eurostar et Thalys, ainsi que d'une acquisition de Keolis en Australie. La progression n'est toutefois que de 3,7% à périmètre et taux de change constants, indique le groupe dans un communiqué.
 
De bons résultats dus "à une politique commerciale dynamique", notamment le développement des petits prix et les offres écos et par "le développement de Keolis dont le chiffre d'affaires global par rapport au premier semestre 2014 s'est accru de 11,8 % dont 30% à l'international". Autre croissance, celle de Geodis qui a vu son activité freight forwarding (commission de transport aérien et maritime) progresser de 6%.

Keolis, la locomotive de la SNCF

"Les activités de Keolis et de SNCF Logistics réalisent aujourd'hui la moitié de leur chiffre d'affaires à l'international", précise le communiqué. Résultat, SNCF Mobilités réalise près de 27% de son CA hors de nos frontières.

La marge opérationnelle s'élève à 7,9% du chiffre d'affaires (1,21 milliard d'euros), contre 6,4% au premier semestre 2014, marqué par deux semaines de grève au mois de juin contre la réforme ferroviaire, finalement entrée en vigueur début 2015.

La dette décroit légèrement

Le niveau des investissements sur fonds propres au cours du 1er semestre 2015 demeure à un niveau élevé à près d'un milliard. "Ils sont couverts à hauteur de plus de 80% par la capacité d'autofinancement contre 60% à fin juin 2014", ajoute le communiqué. L'endettement à légèrement décru : "7,653 milliards d'euros à fin juin 2015 contre 7,884 milliards à fin juin 2014."

Le contexte économique incertain de son marché domestique (faible croissance du PIB, concurrence des autres modes de transport) conforte la SNCF dans son choix de "chercher des relais de croissance à l'international", explique le communiqué.

Pour 2015, SNCF Mobilités table sur une croissance de son chiffre d'affaires "supérieure à 3%" et une part d'activité réalisée à l'international proche de 30%, notamment grâce à l'acquisition du logisticien américain OHL, et aux perspectives de développement de Keolis au Royaume-Uni.

Robert Viennet