"Depuis sa création, l’autopartage conforte les utilisateurs du transport public en leur offrant une solution lorsque l’offre de transport public ne suffit plus", expliquent les organisateurs des troisièmes rencontres nationales de l'Autopartage. Mais la forte multiplication des usages liés au partage de la voiture interroge sur la complémentarité entre les deux activités. D’où le thème de cette journée de débats : "Voitures partagées et transport public : je t'aime, moi non plus ?"

La journée débutera par la présentation d'une étude que l'Ademe a consacré aux différentes formes d'autopartage, de la plus classique qui consiste à prendre une voiture dans un lieu et la rendre au même endroit, à la voiture en libre-service incarnée par Autolib', jusqu'à l'émergence récente de la location entre particuliers.

Un débat sera consacré au thème de la journée : "Voiture partagée, amie ou ennemie du Transport Public ?". Il sera également question de la pérennité du modèle économique de l'autopartage.

Ces rencontres sont organisées par Citiz, un réseau coopératif qui réunit 16 opérateurs d'autopartage exerçant leur activité dans 80 villes en France, et qui mutualisent leurs moyens. Il n'existe pas de statistiques nationales sur cette activité, mais Jean-Baptiste Schmider, directeur général du Réseau Citiz estime le nombre d'abonnés à une société d'autopartage à environ 100 000. 

Robert Viennet