Pour cette 25e édition, le GIE Objectif transport public qui regroupe les élus du Groupement des autorités responsables de transport (Gart) et les opérateurs de l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP), a placé l'optimisation des ressources financières au cœur des débats.

Il sera, en effet, beaucoup question, durant ces trois jours, du modèle économique du transport public qui se trouve devant une équation économique de plus en plus complexe. La fréquentation des réseaux continue à progresser, mais les recettes tarifaires ne suivent pas. C'est pour résoudre ce casse-tête et éviter la tentation de réduire l'offre de transport public, qu'élus et opérateurs ont réfléchi ensemble aux solutions à mettre en œuvre. Ils livreront le fruit de leurs réflexions lors de plusieurs tables rondes.

L'un des événements de cette édition sera la visite, le 1er octobre, de Manuel Valls. Le Premier ministre, qui sera accompagné d'Alain Vidalies, secrétaire d'État aux Transports, pourra prendre le pouls d'une filière économique un peu déboussolée par la répétition de messages négatifs envoyés par l'exécutif ces derniers mois : refus d'octroyer au transport public le bénéfice de la TVA à 5,5%, relèvement du plafond de perception du versement transport de 9 à 11 salariés et, tout récemment, report de deux ans de la réforme du stationnement. 

L'exposition des matériels sera l'occasion pour les industriels et les sociétés de service de démontrer le dynamisme de la filière. Ainsi, le groupe Iveco dévoilera son premier bus 12 mètres 100% électrique dont un prototype sera présenté lors de la Cop 21. Ce véhicule dérivé du Heuliez GX 337 hybride produit à Rorthais (Deux-Sèvres) sera prêté à la RATP pour qu'elle le teste en situation réelle dans le cadre de son expérimentation de bus électriques. 

Une exposition où il sera aussi beaucoup question de l'émergence du numérique et du partenariat entre start-up et opérateurs de transport qui, ensemble, inventent un nouvel écosystème de la mobilité. 

Robert Viennet