Après plusieurs mois d'atermoiements, le conseil du Stif a adopté le protocole de financement du prolongement de la ligne 11 du métro parisien à Rosny-Bois-Perrier et l'adaptation des stations existantes à l'automatisation future de cette ligne. Montant global du projet : 1 298 millions d'euros (dont 1084 millions pour le prolongement proprement dit). Il sera assuré par l'État à hauteur de 238,4 M€, la région Île-de-France (556,3 M€) ; la Société du Grand Paris (366,3 M€) le département de la Seine-Saint-Denis (64 M€) et la RATP (73 M€). Ce vote a été rendu possible par les décisions récentes du département de Seine-Saint-Denis et surtout de la Ville de Paris qui jusque-là trainaient les pieds.

450 nouveaux bus hybrides et GNV

Autre décision importante, le Stif a voté une convention de financement de 198 millions d'euros pour l'achat de 450 nouveaux bus propres pour le réseau de la RATP sur la période 2016-2017. Il s'agit de standards et articulés au GNV ou hybrides, auxquels s'ajoutent des midibus et minibus électriques. Le STtif, "qui devient propriétaire des matériels roulants dès leur acquisition par la RATP", comme le précise un communiqué, finance 44 millions d'euros de cet investissement, le reste étant à la charge de la RATP. Par ailleurs, cette convention prévoit la poursuite des expérimentations de bus électriques, avec un investissement supplémentaire de 30 millions d'euros financés à part égales par le Stif et la RATP. 

Avec ces futures commandes, la flotte de bus propres s'élèvera, en 2017, à 1200 exemplaires sur un parc de 4000 bus. La montée en puissance sera progressive mais rapide puisqu'actuellement le parc de la RATP comprend 48 bus hybrides et 90 bus au GNV.

Le communiqué du Stif précise sans plus de commentaires que le syndicat "saisira la RATP, les groupes Transdev et Keolis pour mener auprès de l'UTAC des tests de rejets polluants et de consommation de carburants sur des échantillons pertinents". L'affaire Volkswagen n'a pas fini de faire des vagues dans le gazole.

Nouvelle plateforme Open data

Enfin, dans un tout autre domaine le Stif a décidé de faire évoluer son système d'ouverture des données transport (open data) en ouvrant fin octobre 2015, une nouvelle plateforme sur le web. "L'ensemble des données de transports déjà disponibles (cartographies, horaires, validations..) sera accessible à tous sur Internet, dans un format librement exploitable, compatible avec les licences standards utilisées sur une grande majorité des dispositifs Opendata en France et à l'étranger et réutilisables", indique un communiqué du Stif.

Des données qui viendront compléter celles déjà proposées par les partenaires du Stif (opérateurs et collectivités) qui mettent en place des plateformes similaires open data.

Robert Viennet