L'autocar qui transportait un club du troisième âge est entré en collision frontale avec un camion qui circulait en sens inverse sur la route départementale 123 au nord de Bordeaux.
 
Selon les pompiers, les deux véhicules se sont embrasés aussitôt provoquant la mort de quarante-trois personnes. Selon le site internet du quotidien Sud-Ouest, quatre personnes ont été blessées dont deux grièvement brulées, et deux personnes seraient indemnes.

Le Premier ministre Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et le secrétaire d'État aux Transports Alain Vidalies vont se rendre dans la matinée en Gironde sur les lieux de la collision, a indiqué le cabinet d'Alain Vidalies à l'AFP.

C'est le plus grave accident d'autocar depuis celui de Beaune en 1982 qui avait fait 55 morts dont 44 enfants dans des conditions similaires. Au-delà du choc, c'est l'embrasement très rapide des véhicules qui avait fait polémique à l'époque et incité les pouvoirs publics à imposer aux constructeurs de cars le recours à des matériaux incombustibles.

Contactés par MobiliCités, les constructeurs se refusent à tout commentaire avant d'avoir plus d'informations sur les circonstances de l'accident, mais ils ne cachent pas leur surprise concernant la rapidité avec laquelle l'incendie s'est propagé dans le véhicule.

Selon les informations les plus récentes (midi), l'accident s'est produit quand, au sortir d'un virage, le conducteur du camion a perdu le contrôle de son véhicule. Arrivant en face, le conducteur du car n'a pas pu l'éviter, mais il a eu le réflexe d'ouvrir les portes pour que les survivants puissent s'échapper.

Robert Viennet