"Les conditions sont attractives : un écart de taux de 0,80% par rapport aux prêts des autres établissements bancaires et la réservation des fonds se fait sans coût suplémentaire", a résumé Jean-Paul Huchon, président du Syndicat des transports d'Ile-de-France (STIF), juste avant de signer l'accord de prêt de 600 millions avec la banque européenne d'investissement (BEI), le 20 janvier 2011.

C'est la première fois que l'autorité organisatrice des transports franciliens contracte un emprunt. Un prêt sur 30 ans pour financer une partie du programme d'investissements du renouvellement du matériel roulant de deux milliards d'euros (50% Stif, 50% SNCF) : le nouveau Francilien (que Bombardier tarde à livrer), et les rames à deux étages du RER C.

"Notre objectif est ne plus voir rouler aucun matériel de plus de 20 ans en 2017, ", promet Jean-Paul Huchon, également président de la Région. Ce sera la fin des "p'tits gris", ces trains en aluminium qui ont plus de 30 ans au compteur.


Prêt par tranches


L'autorité organisatrice n'est pas obligée de toucher aux 600 millions de prêt d'un seul bloc : "Le Stif pourra tirer par tranches. Il demandera alors une cotation du taux d'intérêt en vigueur, explique Philippe de Fontaine Vive, vice-président de la BEI  (à g. sur la photo). Aujourd'hui, par exemple, le taux serait de 3,9%, il variera sans doute dans un mois, mais dans tous les cas, il sera toujours aux meilleurs conditions du marché", assure le banquier européen.

"A partir du moment où Bombardier sera en mesure de nous livrer trois rames du Francilien par mois, nous consommerons régulièrement le prêt", indique Jean-Paul Huchon. Ce devrait donc être à partir du mois de juin 2011, date à laquelle le constructeur franco-canadien s'est engagé à livrer rois rames par mois, au lieu de deux aujourd'hui.

L'autre source de financement espérée par le Stif et la Région est l'augmentation du versement transport (VT). Un sujet presque aussi épineux que le projet de transport du Grand Paris.


Nathalie Arensonas