Le ministère de l'Ecologie a rendu publique le 27 janvier 2011 une nouvelle version de l'avant-projet du nouveau schéma national des infrastructures de transport (Snit) qui définit la politique de l'Etat pour les 20 à 30 ans à venir, et recommande 166 milliards d'euros d'investissements.

Le ferroviaire se taille la part du lion de ce programme, avec 62,2% des investissements préconisés, suivi des transports collectifs urbains (18,1%), du fluvial (9,7%), de la route (7,8%), des ports (1,8%) et de l'aérien (0,6%).

Une version précédente avait été publiée en juillet 2010  par l'ancien secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, mais la nouvelle ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet voulait une version plus affinée du texte, l'objectif étant maintenant son adoption "avant l'été".


Multimodal


Le Snit est une application de la première loi d'orientation du Grenelle de l'environnenement (Grenelle 1) votée à l'été 2009, qui fixe les grandes orientations de la France en matière de transport, d'énergie et d'habitat dans  le souci de préserver l'environnement et le climat.

Le nouveau texte, en consultation jusqu'au 27 février 2011, tient compte de l'avis de l'Autorité environnementale, des remarques du Comité national du développement durable et du Grenelle de l'environnement ainsi que de contributions d'élus, d'acteurs du monde économique ou associatif ou encore de  particuliers, selon le ministère.

Comme la version précédente, le Snit se veut multimodal et reprend notamment les schémas TGV du Grenelle, le plan fret, les "autoroutes de la mer" et le projet de transport du Grand Paris décidé le 26 janvier (lire).

N.A (avec AFP)