"Il est encore temps d'éviter une faute économique historique qui creuse encore un peu plus les déficits de compétitivité de nos entreprises dans un marché européen du transport routier totalement libéralisé", expliquent les six organisations professionnelles (1) dont la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV) dans un communiqué commun.
 
En cause, les deux derniers décrets publiés au Journal officiel le 31 janvier 2015 (2) qui précisent les modalités de mise en œuvre du compte personnel de prévention de la pénibilité prévu dans la loi du 20 janvier 2014. "Chef d'œuvre de rédaction administrative, ces nouvelles réglementations prouvent les difficultés des pouvoirs publics à appréhender la réalité sociale au sein des entreprises et à œuvrer pour une vraie simplification du maquis des procédures dans lequel se débattent les dirigeants", martèle le communiqué.
 
Depuis le 1er janvier 2015, quatre critères sont en vigueur  : le travail de nuit, le travail répétitif, en horaires alternants ou en milieu hyperbare. Avec la publication des derniers décrets, les six autres critères, qui composent ce compte, doivent entrer en œuvre le 1er juillet 2016. Cela concerne les postures pénibles, les manutentions manuelles de charges, la manipulation d'agents chimiques ou bien le fait de subir des vibrations mécaniques, des températures extrêmes ou du bruit.
  
Le communiqué conclut : "A nous de prouver l'inanité et la nocivité de ce dispositif, notamment dans les PME et TPE du transport routier".

Florence Guernalec

(1) la liste des organisations professionnelles signataires du communiqué : FNTR, Unostra, Le déménageur spécialiste, FNTV, Fedesfi et TLF.
(2)