Le secrétaire d'État aux Transports Alain Vidalies a fait cette annonce à l'Assemblée nationale, à l'occasion de l'examen d'une proposition de loi écologiste visant à améliorer la gestion des pics de pollution, avec un déclenchement automatique des mesures d'urgence.
 
"Sans attendre l'issue des débats parlementaires (navette entre Assemblée et Sénat, ndlr), le gouvernement s'engage à mettre en œuvre par la voie réglementaire les principales évolutions proposées par votre proposition de loi", a assuré Alain Vidalies, alors que le texte écologiste a été adopté après avoir été réécrit.

Des mesures plus rapides
 
"La définition de la persistance des épisodes de pollution aux particules sera revue afin de permettre au préfet de déclencher plus rapidement des mesures, dès qu'un épisode de pollution prolongée est prévu", a-t-il indiqué.
 
"Les mesures pourront être maintenues, même si les niveaux de pollution fluctuent au-deçà des seuils règlementaires, tant que les conditions météorologiques restent propices à la poursuite de l'épisode de pollution", a-t-il ajouté, précisant que "les préfets adopteront les mesures d'urgence après consultation d'un comité d'experts associant les collectivités territoriales".
 
La qualité de l'air dans le viseur

S'agissant des normes en matière de qualité de l'air, que le groupe écologiste souhaite durcir, "le gouvernement s'engage aussi à saisir l'Agence nationale de sécurité sanitaire, de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) et le Haut conseil de la santé public afin de disposer de recommandations tenant compte des dernières connaissances scientifiques", a complété le secrétaire d'État.

(AFP)