Premier conseil d’administration du Stif comme présidente pour Valérie Pécresse (LR), élue en décembre 2015 à la tête de la région Île-de-France à la place de Jean-Paul Huchon (PS).
 
La séance inaugurale s’est tenue le 20 janvier 2016 et a consisté à élire le bureau et les présidents de commissions qui gèreront les affaires de l'autorité organisatrice (voir à la fin de cet article).

Si le PS n'occupe plus aucun poste, ses alliés du second tour, EELV et PCF,  ont obtenu deux fonctions : une vice-présidence du Stif pour Christophe Najdowski et une présidence de commission pour Pierre Garzon.

Valérie Pécresse fait le choix d’ouvrir le bureau du Stif à un membre de l’opposition", souligne le communiqué du Stif qui ajoute que "c’est la première fois au sein du Conseil […] qu’une présidence de commission est confiée à un membre de l’opposition “.

Sophie Mougard au cœur de l'alternance

Par ailleurs, Sophie Mougard est confirmée comme directrice générale du Stif. Elle assure la présidence de la commission d’appel d’offres, la présidence de la commission de délégation de service public, la présidence du jury de concours et celle du jury de maîtrise d’œuvre.

En introduction de la séance, Valérie Pecresse a donné le ton de son mandat et dévoilé la feuille de route du prochain conseil du 17 février sur les orientations budgétaires 2016.
 
Notre problème c'est le financement du passe Navigo auquel il manque 300 millions d'euros" et "nous allons passer à la phase de révision des contrats passés par le Stif avec la RATP et avec la SNCF, a annoncé Valérie Pécresse. Nous allons utiliser la clause de révision pour intégrer les engagements pris durant la campagne éléctorale.

Pression sur la RATP et la SNCF
 
La candidate avait notamment promis de renforcer encore la présence de personnels chargés de la sécurité sur les réseaux RATP et SNCF. Et surtout d'augmenter la pression sur la qualité de service en rehaussant les exigences contractuels

Concrètement, la RATP et Transilien pour la SNCF qui avaient chacun signé, fin 2015, un contrat pour les années 2016-2020 et 2016- 2019 vont donc devoir retourner à la table des négociations avec le Stif. “Cela ne peut pas se faire sur un coin de table et prendra un certain temps", admet-on au sein de l'autorité organisatrice.

Cette perspective d'un durcissement n'enchante guère les opérateurs. “Dans le contrat actuel, les pénalités peuvent aller jusqu'à 20 millions d'euros annuels, soit l'équivallent de notre résultat net", explique-t-on par exemple chez Francilen. Sur certaines lignes, la SNCF se dit incapable de redresser la barre d'un seul coup en raison notamment des travaux et estime qu'elle subirait chroniquement des pénalités. "Sur la D, l'objectif est fixé à 94%, alors que nous en sommes à 86%."

Heureusement, toutes les lignes gérées par Transilien ne sont pas comme la D. "En 2015, nous avons atteint en Île-de-France une régularité de 89,4%, stable par rapport à l'année précédente", souligne le président de la SNCF Guillaume Pepy.

Il reste donc une marge de progression.

Marc Fressoz
 
Election des vice-présidents et des présidents de commissions

    Les quatre vice-présidents élus :

  • Stéphane Beaudet (LR) pour la Région Île-de-France dont il est le vice-président en charge des transports ;
  • Christophe Najdovski (EELV), adjoint à la maire de Paris pour Paris ;
  • Jean-Didier Berger (LR), maire de Clamart pour la petite couronne ;
  • Jean-Jacques Barbaux (LR), président du conseil départemental de Seine-et-Marne pour la grande couronne

    Les cinq différentes commissions sont présidées par :
     
  • François Durovray (LR), président du conseil départemental de l'Essonne (offre de transport) ;
  • Bernard Gauducheau (UDI), élu régional et maire de Vanves (investissements et suivi du contrat de projets) ;
  • Yasmine Camara (LR),  élue régionale et maire adjointe à Saint-Maur-des-Fossées (commission économique et tarifaire),
  • Marianne Duranton (UDI), conseillère départementale de l'Essonne (qualité de service),
  • Pierre Garzon (FDG/PCF), vice-président du conseil départemental du Val-de-Marne (démocratisation).