Il n'y a pas que la lutte contre le terrorisme ou celle contre la fraude dans les transports qui mobilise les pouvoirs publics. La lutte contre les aggressions sexuelles dans le métro, le bus ou le RER fait également partie des priorités en Île-de-France. Et elle porte ses fruits comme a pu le souligner le préfet de police Michel Cadot, le 3 février 2016 lors de la présentation du bilan 2015 des actes de violences aux personnes.

Ainsi, la préfecture de police de Paris signale avoir élucidé l'an passé 114 agressions sexuelles dans les transports en commun, attribuées à 20  "frotteurs", ces hommes qui profitent des heures de pointe pour coller les voyageuses, les toucher voire se masturber.

En juin 2015, une unité dédiée  avait été créée au sein de la sous-direction régionale de la police des transports pour lutter contre ce phénomène difficile à quantifier car peu de  victimes déposent plainte.

En janvier, l'un de ces pervers qui sévissait sur la ligne 13 du métro parisien a été condamné à deux ans de prison et écroué à Fresnes assorti d'une injonction thérapeutique… Et d'une interdiction de prendre les transports en commun.

 MF avec AFP