Un employé du poste d'aiguillage de Bad Aibling, ville thermale du sud du pays, a désactivé le système automatique de signalisation, affirme le réseau RedaktionsNetzwerk Deutschand (RND), qui regroupe 30 journaux régionaux, sur la foi de "sources proches de l’enquête".

Citant une "source sûre", l'agence allemande DPA assure elle aussi que l'accident entre les deux trains exploités par une filiale de Transdev est dû à une "erreur humaine", mais précise que la ou les personnes impliquées restent "pour l'instant" à déterminer. Contactée par l'AFP, la direction régionale de la police s'est refusée à tout commentaire.

Selon le ministre des Transports Alexander Dobrindt, les pistes du "problème technique" ou d'une erreur humaine "sont à l'étude", mais la voie ferrée était "sécurisée par le système PZB 90" censé "forcer les trains au freinage" pour éviter toute collision.

Mais d'après la RND, la signalisation automatique a été désactivée "pour laisser passer un train en retard", soit le premier convoi impliqué dans l'accident, qui s'est engagé sur cette voie unique et devait rallier un point où les rails se séparent de nouveau en deux voies.

Or un deuxième train a été lancé manuellement sur la même voie en sens inverse, "bien que la signalisation habituelle soit au rouge", avant que le premier convoi n'ait atteint son but, affirme la RND. 

Selon Markus Hecht, un spécialiste des transports ferroviaires interrogé par Bild, cette manoeuvre "a pour effet de désactiver le freinage d'urgence" du système PZB 90, généralisé en Allemagne après un accident comparable en 2011.

L'accident est survenu vers 07H00 locales (06H00 GMT) sur un tronçon à une voie de la ligne reliant Rosenheim à Holzkirchen, entre deux trains régionaux lancés l'un vers l'autre dans un virage. Le choc a fait dix morts, 18 blessés graves et 63 légers.

​(AFP)