Le préavis commun (CGT, Unsa, Sud, CFDT) couvre la période du mardi 8 mars à 19h00 au jeudi 10 mars à 08H00. "Le manque criant de réponses à nos demandes et l'incertitude que vous faites peser sur le devenir des cheminots nous obligent à réagir", écrivent les organisations.

Profondément divisés par la réforme ferroviaire, les syndicats de la SNCF n'avaient plus uni leurs forces au niveau national depuis juin 2013.  Ils se retrouvent aujourd'hui sur plusieurs thématiques: ils dénoncent une gestion "catastrophique" de l'emploi alors que des trains sont supprimés dans plusieurs régions faute de personnel, réclament une augmentation générale des salaires et veulent des garanties "de haut niveau social" pour les cheminots dans les futures règles de travail communes au secteur ferroviaire, actuellement en discussion avec le gouvernement et les entreprises concernées.

"Vous nous avez dit être intervenu auprès du gouvernement sur quelques points, mais nous sommes encore bien loin du compte", estiment les syndicats dans leur préavis adressé au DRH du groupe public.
Les syndicats de cheminots dénoncent depuis plusieurs semaines l'"immobilisme" de l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP, qui regroupe la SNCF et ses concurrents privés), qui n'a toujours pas dévoilé aux syndicats ses propositions.

Avec ce préavis, "on entend envoyer un avertissement, un coup de semonce au gouvernement, à l'UTP et à la SNCF", a expliqué à l'AFP Didier Aubert, le patron de la CFDT-Cheminots, dernière centrale à s'être positionnée lundi.

La dernière grève unitaire en date, le 13 juin 2013, avait été observée par un tiers des personnels (environ 70% des agents de conduite et contrôleurs) et quatre trains sur dix avaient roulé en moyenne, selon la SNCF.

(AFP)