C'est la première fois qu'un artisan taxi gagne face à Uber. Exerçant à Lille, celui-ci avait engagé des poursuites à l'encontre de l'application UberPOP pour "concurrence déloyale" et réclamait 50 000 euros à Uber pour compenser son manque à gagner.
 
Le 17 mars 2016, le tribunal correctionnel de Lille a condamné Uber à verser 3 000 euros de dommages et intérêts au plaignant. La start-up a également été condamnée à verser une amende de 50 000 euros pour "pratique commerciale trompeuse", car elle présentait son service comme du covoiturage.
 
En revanche, le tribunal correctionnel de Lille n'a pas retenu la "complicité d'exercice illégal de la profession de taxi", faute de preuves.
 
L'application UberPOP,
suspendue par Uber en juillet 2015, a été définitivement interdite par le Conseil constitutionnel au mois de septembre 2015.

Florence Guernalec