La compagnie d'autocars Ouibus, filiale de la SNCF, a indiqué à l'AFP ne pas avoir suspendu ses huit liaisons quotidiennes avec Bruxelles mais a prévenu sur son site que "d'importants retards" étaient à envisager, en raison d'un contrôle frontalier "très renforcé".
 
"On essaye de maintenir du mieux qu'on peut toutes les circulations vers Bruxelles en prévoyant des retards probables", a indiqué une porte-parole de Ouibus, tout en ajoutant que le groupe avait "renforcé la présence de personnel sur place pour permettre plus de vigilance à l'embarquement".
 
Elle indique également qu'il n'est pas à exclure que les autorités belges puissent demander de "modifier le plan d'arrêt à Bruxelles pour s'éloigner des zones sensibles".
 
Du côté d'Eurolines, filiale de Transdev, les ventes de billets Paris-Bruxelles ont été suspendues jusqu'à nouvel ordre "le temps d'y voir plus clair", a indiqué un porte-parole à l'AFP.
 
La compagnie ne garantit pas à ses clients déjà partis ou sur le départ qu'ils seront effectivement déposés dans la capitale belge. "Nous espérons que les 4-5 cars prévus au départ de Paris-Gallieni ce matin et ce midi pourront atteindre Bruxelles mais nous ne garantissons pas à nos clients d'aller à Bruxelles. Si ce n'était pas possible, le car serait alors redirigé vers Louvain", à moins de 30 km de là, a indiqué cette source.
Sur son site internet, la compagnie fait également état de "gros retards dus au renforcement des contrôles aux frontières".
 
L'allemand FlixBus, qui propose 15 départs quotidiens  Paris-Bruxelles et Bruxelles-Paris, annonce de son côté avoir "suspendu ses connexions depuis ses deux arrêts bruxellois, gare du Midi et gare du Nord".
 
 Quant aux passagers qui font route vers Bruxelles, ils seront amenés à "l'arrêt de remplacement situé à Anderlecht, donc à l'ouest de Bruxelles", a indiqué un porte-parole.

(AFP)